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Autoportrait de l’auteur en coureur de fond

Il y a une dizaine de jours je vous ai proposé la lecture d’un court extrait du livre de Haruki Murakami Autoportrait de l’auteur en coureur de fond. Je vous suggère de lire ce livre. Non pas pour vous inciter à courir – l’auteur lui-même ne l’a pas écrit dans ce but, écrit-il – mais je pense qu’il devrait vous intéresser, Intéressante aussi la playlist des chansons qu’il écoute en courant !

Trail et jogging

Hier la Maîtresse de Frimousse et son partenaire de trail sont allés au Roc des Bœufs. Belle balade, d’après eux, avec de la neige dans la partie sommitale. Ce matin je me suis contenté d’un 5km de jogging sur du plat près du Lac – j’ai toujours des problèmes avec les montées, pas le souffle mais les genoux. Il faisait frisquet mais c’était beau.

On m’a souvent demandé…

Quel temps faisait-il quand j’ai fait mon petit tour de jogging ce matin ? Pleuvait-il ? A vrai dire je ne sais pas. Quelle importance ? J’étais absorbé dans mes pensées, peut-être. Lisez ce texte de Haruki Murakami, si vous avez cinq minutes.

Quel temps faisait-il quand j’ai fait mon petit tour de jogging ce matin ? Pleuvait-il ? A vrai dire je ne sais pas. Quelle importance ? J’étais absorbé dans mes pensées, peut-être. Lisez ce texte de Haruki Murakami, si vous avez cinq minutes.On m’a souvent demandé à quoi je pensais lorsque je courais. En général, les gens qui me posent cette question n’ont jamais participé eux-mêmes à des courses de fond. A quoi exactement est-ce que je pense lorsque je cours? Eh bien, je n’en sais rien.
Quand il fait froid, je suppose que je pense vaguement qu’il fait froid. Et s’il fait chaud, je dois penser vaguement à la chaleur. Quand je suis triste, je pense à la tristesse. Si je suis content, je pense au bonheur. Comme je l’ai déjà dit, des souvenirs m’assaillent aussi, un peu au hasard. Et il m’arrive parfois, enfin, presque jamais en fait, d’avoir une idée que j’utiliserai dans un roman. En réalité, quand je cours, je ne pense à rien qui vaille la peine d’être noté.
Simplement je cours. Je cours dans le vide. Ou peut-être devrais-je le dire autrement: je cours pour obtenir le vide. Oui, voilà, c’est cela, peut-être. Mais une pensée, de-ci de-là, va s’introduire dans ce vide. Naturellement. L’esprit humain ne peut être complètement vide. Les émotions des humains ne sont pas assez fortes ou consistantes pour soutenir le vide. Ce que je veux dire, c’est que les sortes de pensées ou d’idées qui envahissent mes émotions tandis que je suis en train de courir restent soumises à ce vide. Comme elles manquent de contenu, ce sont juste des pensées hasardeuses qui se rassemblent autour de ce noyau de vide.
Les pensées qui me viennent en courant sont comme des nuages dans le ciel. Les nuages ont différentes formes, différentes tailles. Ils vont et viennent, alors que le ciel reste le même ciel de toujours. Les nuages sont de simples invités dans le ciel, qui apparaissent, s’éloignent et disparaissent. Reste le ciel. Il existe et à la fois n’existe pas. Il possède une substance et en même temps il n’en possède pas. Nous acceptons son étendue infinie, nous l’absorbons, voilà tout.

Haruki Murakami  Autoportrait de l’auteur en coureur de fond 

Première neige ?

Hier matin, la Maîtresse de Frimousse et moi avons couru chacun à son rythme et chacun de son côté près du Lac. Nous avons terminé trempés. Ce matin j’ai fait le même parcours. Le ciel était plus dégagé et on voyait la neige fraîche sur la Tournette. J’ai terminé mon jogging juste avant le déluge.

Vendredi dernier la Maîtresse de Frimousse est allée à la Dent des Portes et au Crêt du Char avec Fabien. Ils ont été vite dans les descentes, pour terminer avant la pluie. Résultat : mal aux cuisses tous les deux. Mais la Maîtresse de Frimousse n’a pas eu de problème ni avec ses chevilles ni avec son genou.

Vélos

Il y a trois ans la Maîtresse de Frimousse a décidé de s’acheter un vélo. Elle a voulu un cintre (guidon) plat et surtout pas un cadre « homme ». C’est avec ce vélo qu’elle a roulé jusqu’à présent, qu’elle a franchi le Galibier, l’Isoard, etc.

La mère de Steph a acheté un vélo à assistance électrique et elle a proposé son vélo classique à la Maîtresse de Frimousse, pour un prix très intéressant. C’est un très bon vélo. Problème : il a un cadre « homme » et un guidon de route. J’ai accompagné la Maîtresse de Frimousse plusieurs fois sur une route de campagne près de chez nous mais l’expérience n’a pas été convaincante. (Le mari n’est jamais un bon conseiller…) Dimanche Fabien lui a proposé d’essayer le vélo en question sur la piste cyclable, avec lui. Au retour… « Super ! Je l’achète ! »

La santé

Ce matin

Je vais vous parler de ma santé. Non pas pour vous apitoyer sur mon sort (!) mais parce que je pense que ce que vous allez lire peut être utile à des connaissances à vous – je peux vous donner les sources de mon « traitement » si vous le souhaitez.

Il y a un peu plus d’un an, après une analyse de sang, ma médecin m’a dit que je souffrais d’hyperglycémie – on peut appeler cela aussi un début de diabète. On analyse l’hémoglobine glyquée et cela donne, pour dire les choses simplement, la glycémie sur trois mois. Au-delà de 7, on est mal ! J’avais 7,5. J’ai fait une analyse tous les trois mois et aujourd’hui j’ai… 6.1 – la « normale c’est entre 4 et 6. Qu’est-je fait ? Deux choses. Supprimer totalement TOUS les glucides (pain, pâtes, riz, pommes de terre, lentilles, fruits, et évidemment les gâteaux, chocolat, et boissons sucrées, etc.). Je me suis autorisé les pêches et les poires du jardin, grosse exception. Et… j’ai essayé de marcher puis trottiner TOUS les jours  soit 1016 km entre le 1er janvier et aujourd’hui – je n’ai pas noté en 2018. Youpi !

1000

Du temps où je courais beaucoup, j’avais pris l’habitude de noter mes kilomètres sur une feuille excel – et la Maîtresse de Frimousse a toujours continué à le faire. C’est un excellent moyen de se motiver !

Au début de l’année – le 1er janvier – quand j’ai décidé d’essayer de marcher un peu, j’ai repris cette habitude. J’ai marché puis commencé à trottiner un peu au milieu du printemps. Et aujourd’hui je dépasse la barre symbolique des 1000 km, soit 3,5km/jour. C’est la période de la canicule qui a été la plus difficile. Mais ce n’est pas facile de passer toutes ces heures à bavarder avec soi-même…

Photo : Suisse, vignoble de Genève – Cologny – Geneva

Il est 9h30


Il est neuf heures et demie. C’est parti pour 3km de montée pour 250m de dénivelée. Rien que du bitume. Il y a bien un raccourci sur chemin mais trop raide pour moi – enfin… trop raide pour moi maintenant, car il y a quinze ans… Pas beaucoup d’autos, quelques génisses dans les prés, personne – les gens sont chez eux car il pleut. J’ai pris mes bâtons pour soulager mes genoux dans la montée. Je ne monte pas très vite mais une certaine impression de facilité. Probablement la pluie. J’aime la pluie, je l’avoue. Finalement la fin de la route goudronnée – mon objectif – arrive vite, avec son rideau de sapins devant moi. Un chemin continue vers le haut de la montagne. Y irai-je encore une fois, un jour ? Il pleut très fort maintenant. Je me retourne pour commencer la descente, un bâton dans chaque main, m’appuyant plutôt sur le talons par égard pour mes genoux – et tant pis pour le dos !

Col de la Forclaz

Vue depuis le col de la Forclaz ce matin

Hier matin, la Maîtresse de Frimousse et Fabien ont couru une dizaine de kilomètres près du Lac, à allure modérée, car… Ce matin, départ de Saint-Jorioz, altitude 460 mètres, pour monter au col de la Forclaz (1150 mètres), en 8 kilomètres. C’est considéré comme un des cols les plus durs d’ici. C’est fait !

Un weekend

Bon, samedi, pendant que je courais, Steph m’a doublé. Elle a couru 11 km en une heure – à peu près. Pendant ce temps-là la Maîtresse de Frimousse et Fabien grimpaient le col du Marais au-dessus de Faverges, redescendaient sur Thônes puis revenaient vers Saint-Jorioz par le col de Bluffy. Le soir, nous avons eu Elouan, Kerrian et leurs parents pour une raclette. Et bien sûr Elouan et Christophe ne sont pas venus dans la voiture, mais à vélo. Et ils n’ont pas pris le chemin le plus court et le plus facile!

Hier matin la Maîtresse de Frimousse et Fabien ont couru en faisant du fartlek. Ce matin, j’ai fait mon (habituel) jogging de 4km.